Le travail de bois est omniprésent à travers toute la mosquée. Outre la peinture et la sculpture, la marqueterie et les incrustations sur bois de différents essences (citronnier, chêne, bois exotique et parfois de nacre) sont également l’œuvre d’artisans marocains.

On retrouve partout dans la salle des prières des plans sculptés et rehaussés de peinture sur bois recouvrant les parties hautes des murs de l’édifice.

Le zouak (peinture) orne le bois, lui donne du caractère et reste un des traits les plus affirmés de l’artisanat d’architecture. Il atteste d’une maîtrise ancestrale des couleurs et des tons.

Il y a plusieurs façons de sculpter le bois, et parmi elles le moucharabieh. Le moucharabieh est un système de volets orientables composé de bois tourné, sculptées et entrecroisées ; laissant apparaître de petites ouvertures octogonales ou étoilées. Il permet aux femmes situées à l’intérieur de la mezzanine d’observer la salle des prières sans être vues. 

Le bois sculpté et zouaké par les Mâalems des différentes villes du Royaume, recouvrent :

  • L’ensemble des plafonds de la salle de prière et de la toiture ouvrante ;

  • L’ensemble des galeries femmes sous faces, poutre et moucharabieh ;

  • L’ensemble des plafonds et une partie des murs des zones nobles de la Medersa ;

  • Toutes les portes monumentales intérieures de la Mosquée et de la Medersa ;

Une partie de ces portes en bois sculpté est incrustée de fil d’argent.

Le tout représente une surface de plus de 53.000m2.