La céramique est considérée au Maroc comme un métier artisanal ancestral. Les vestiges de la ville de Volubilis dont l’âge remonte au IIIème siècle av. J-C, présentent des mosaïques réalisées à base de fresques en céramique. Cependant, l’usage de la poterie vernissée ne commence que vers le 8ème siècle, époque où apparaissent des tuiles vernissées de couleur verte sur les toits des Mosquées. Mais les fresques en terre cuites n’ont été d’usage dans le bâtiment traditionnel que vers le 12ème siècle à l’époque des Almoravides. Et ce n’est que vers le 14ème siècle à l’époque des Mérinides que fût découverte la technique de la double cuisson des carreaux d’argile ainsi que l’usage des émaux polychromes, ce qui a donné naissance aux carreaux en céramique appelés : Zellige.

Depuis l’épanouissement de l’art du bâtiment traditionnel, le zellige fait toujours partie de l’ornementation des édifices, des administrations publiques, mosquées, ainsi que Maisons traditionnelles, villas et appartements.

Les exemples éloquents témoins de la pérennité de cet art synonyme de l’identité marocaine résident dans les mouvements tels que :
  • La Mosquée Qaraouiyyin (857 et 956)
  • La Medersa Bou ânaniya (1350 et 1357)
  • La Medersa Aâttarine (1323 et 1325)
  • La Medersa de Salé (1340)
  • La Medersa Ben Youssef (1564-1565)
Si les façades extérieures dégagent des tonalités vertes et blanches et les murs de la Medersa des jaunes, la salle des prières, elle, privilégie les rouges et les blanches.

Le zellige couvre une surface de plus de 10 000 m2 et représente quelques 80 motifs différents et originaux répartis dans les périphéries suivantes :
  • La périphérie de la salle de prière ;
  • La périphérie des salles d’ablutions ainsi que les pieds des poteaux ;
  • Les pieds de façades des bâtiments Mosquée, Medersa, Hammams ;
  • La périphérie et les colonnes des hammams
  • La périphérie des salons, porches, galeries extérieures et intérieures de la Medersa