L’artisanat du bois puise ses origines dans l’histoire profonde du Maroc. Les historiens considèrent que cet art a pour ancêtres directs les mosquées Kairouanaise et Andalouse du IXème siècle et celles des Almoravides et Almohades du XI et XIIème siècle.

Les métiers de l’artisanat du bois se composent de :

  • Bois peint :
    L’artisan dénommé « Azzawaq » peint toute sorte de bois, le support à décorer est d’abord apprêté, poli et peint en rouge brique, vert pistache ou en bleu violacé. Pour peindre, l’artisan utilise différents pinceaux.

  • Bois tourné :
    L’artisan dénommé « Al Kharrat » utilise diverses essences de bois comme l’ébène, le sangho, le citronnier et le cèdre. L’outillage de l’artisan se compose d’un tour manuel « Lamkharta » d’un archet et d’un burin.

  • Bois sculpté :
    L’artisan dénommé « Annaaqach » sculpte diverses essences de bois en utilisant des burins de différentes formes et tailles. Le cèdre demeure le bois le plus utilisé.

  • Bois incrusté (Marqueterie) :
    Le marqueteur du nord du Maroc utilise le bois d’acajou comme support de décoration. Le marqueteur dénommé « Annaquach » incruste le bois avec des fragments d’os et un fil de métal argenté. L’artisan dénommé « Attabbaa » découpe et sculpte plusieurs essences de bois qu’il colle sur un support en contre-plaqué.

Le bois sculpté et zouaké par les Mâalems des différentes villes du Royaume, recouvrent :

  • L’ensemble des plafonds de la salle de prière et de la toiture ouvrante ;

  • L’ensemble des galeries femmes sous faces, poutre et moucharabieh ;

  • L’ensemble des plafonds et une partie des murs des zones nobles de la Medersa ;

  • Toutes les portes monumentales intérieures de la Mosquée et de la Medersa ;

Une partie de ces portes en bois sculpté est incrustée de fil d’argent.

Le tout représente une surface de plus de 53.000m².